Le secteur de l’aide et du soin à domicile - Editions Tissot
05/01/2017
 Thème du droit du travail : Risques professionnels
 

Le secteur de l’aide et du soin à domicile

Le secteur de l’aide et du soin à la personne connait un fort turn-over. D’où l’importance de proposer aux salariés de bonnes conditions de travail, respectueuses de leur santé et de leur sécurité.

Mots clés de l'article : Prévention des risques

Secteur de l’aide et du soin à domicile : définition

Le secteur de l’aide et du soin à la personne recouvre différents modes d’intervention. Il peut ainsi s’agir :

  • d’un organisme prestataire qui propose des interventions d’aide et des soins à domicile par le biais des salariés qu’il emploie ;
  • ou bien d’un organisme mandataire ou d’emploi direct.

Ces différents organismes sont responsables de la gestion, de la formation ainsi que de la sécurité et de la santé des salariés et doivent prendre toutes les mesures de prévention afin d’éviter la survenance d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

Secteur de l’aide et du soin à domicile : prévention des risques

Les mesures de prévention comprennent  à la fois des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur doit évaluer les risques à partir un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou l’établissement. L’unité de travail est issue de l’analyse d’une situation de travail dans laquelle un ou des salariés sont exposés à un même risque professionnel. Dans le secteur de l’aide et du soin à domicile, l’unité de travail est principalement le lieu d’habitation du bénéficiaire.

A titre d’exemple, quelques risques professionnels auxquels peuvent être exposés les intervenants à domicile et les mesures de prévention à mettre en place pour les protéger :

Accident de la circulation : favoriser, quand c’est possible, l’utilisation des transports en commun. Prendre en compte les distances parcourues pour se rendre d’un domicile à l’autre. S’assurer de l’aptitude médicale à la conduite auprès du médecin de travail. Vérifier l’existence d’un permis de conduire, d’une assurance et d’un contrôle technique valide pour le véhicule utilisé, etc.

Glissade, faux-pas, trébuchements : être vigilant par rapport aux dangers liés à l’environnement de travail, comme par exemple : présence des fils électriques, sols glissants, animaux domestiques, etc. Participer au rangement éventuel du lieu d’intervention pour libérer les voies de passage. Travailler avec un éclairage suffisant, etc.

Risque infectieux : rappeler aux intervenants les règles d’hygiène (lavage des mains notamment.). Fournir des équipements de protection individuelle (gants, masques respiratoires, combinaisons jetables, etc.). Former à la conduite à tenir en cas d’urgence (accident d’exposition au sang ou à des liquides biologiques, nettoyage, désinfection et protection de toutes les plaies). Voir avec le médecin du travail les vaccinations qui pourraient être recommandées aux intervenants.

Risque chimique : rappeler les règles d’utilisation des produits chimiques : lire les étiquettes et respecter les modes d’emploi, ne pas mélanger les produits incompatibles, etc. Indiquer la conduite à tenir en cas d’exposition accidentelle. Mettre à disposition de gants de protection quand il y a des produits de nettoyage ou d’autres produits chimiques à manipuler.

Postures contraignantes et répétitivité de certains gestes : former chaque intervenant à la prévention des risques liés à l’activité physique. S’assurer que les bénéficiaires mettent à disposition des équipements et des produits adaptés aux tâches à effectuer. Former au maniement d’aides techniques utilisées par le bénéficiaire. Aider à définir les besoins des bénéficiaires en aides techniques  à la mobilisation (drap de glissement, disque de pivotement, etc.). Faire alterner tâches difficile et tâches plus faciles.

Agression physique, trouble psychologique : proposer des formations pour permettre aux intervenants de mieux gérer les relations avec les bénéficiaires, leurs familles et les soignants (affirmation de soi, gestion des situations difficiles, etc.). S’assurer de la mise en place d’un soutien et d’une écoute des intervenants (se donner les moyens de « réguler » les difficultés émotionnelles, le stress et l’épuisement professionnel), etc.

Source : ED 6066 - Aide, accompagnement, soin et service à domicile : Obligations des employeurs prestataires  – novembre 2016 INRS (Institut National de Recherche en Sécurité)

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